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samedi 23 septembre 2017

Suiten divinité bouddhique

Cette figure de Suiten (Varuna) fait partie de la série de peintures des Douze Divinités réalisée en 1127 pour être présentée en offrande lors du rituel ésotérique du Nouvel An appelé Goshichimi-no-Mishuhô [Rituel des Sept jours postérieurs] organisé tous les ans au pavillon bouddhiste Shingon-in du Palais Impérial. Divinité de l'eau, elle apparaît ici pleine de grâce, avec les traits clairs de son visage qui ressortent d'autant sur le fond sombre, tandis que les couleurs tendres de son habit ajoutent à l'impression de douceur et d'éclat. On remarquera notamment l'extrême minutie du travail de l'artiste pour représenter les textiles au niveau des genoux, soulignant les formes de lignes blanches estompées, selon la technique dite teriguma, et réalisant de délicats motifs avec de minuscules morceaux de feuilles d'or découpées (kirikane). Cette œuvre témoigne du raffinement décoratif caractéristique de l'âge d'or de la peinture bouddhique à la fin de l'époque Heian (784-1185).

Suiten

SUITEN

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lundi 31 octobre 2016

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jeudi 26 mai 2016

Joruri

 

Jōruri ; Tsubozakadera : Sawa shinai.

 

Divertissement populaire japonais apparu au XVIe s. sous forme de déclamation épique accompagnée du shamisen et qui, au XVIIe s., avec l'introduction de marionnettes illustrant le récit, évolua vers une forme dramatique, le nyngyo-joruri.
Chanté par Roshō Toyotake 1906-11-01

 

 

 

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jeudi 7 avril 2016

Chiemi Eri une mélancolie

La maison de disque Akuphéne fait revivre des chansons oubliées . Chiemi Eri est la premiére d'une série que j'espére longue.

D’un père musicien et d’une mère chanteuse, Chiemi Eri (1937-1982) baigne très tôt dans l’univers musical, et c’est adolescente qu’elle débute une carrière de chanteuse sur les bases militaires états-uniennes. Elle s’y fait connaître en interprétant de nombreux standards du répertoire musical états-unien d’après-guerre. A 14 ans, elle enregistre chez King Records Tennessee Waltz, lui assurant un succès immédiat, le premier d’une longue série.

Chiemi Eri est reconnue pour être l’une des chanteuses japonaises les plus populaires du 20e siècle, précisément de l’ère Shōwa (1926-1989) du nom de l’empereur japonais mieux connu sous le nom de Hirohito, sa dénomination occidentalisée. À la fois chanteuse et actrice, avec plus d’une cinquantaine de films à son actif, sans compter ses rôles au théâtre, elle a marqué avec Izumi Yukimura et Hibari Misora, chanteuses et actrices également, le paysage culturel japonais de l’après-guerre.

 

http://akuphone.com/catalog/2NtSfHMN

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mercredi 6 avril 2016

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samedi 28 novembre 2015

Les enfers Bouddhiques rouleau 1 musée national de Nara

 

lesEnfers

 

Capture d’écran 2015-11-27 à 21

Enfer detail

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce rouleau illustré est constitué d'un groupe de six peintures précédées d'un texte (kotobagaki) et d'une peinture .

Le thème est celui des souffrances dans les seize enfers annexes décrits dans le Kisekyô, un sûtra traduit à l'époque  Sui (589-618) par le moine Janakutta.

Dans le bouddhisme, il y a huit grands enfers brûlants et  seize petits enfers associés.

Les seize enfers annexes mentionnés dans le Kisekyô sont les suivants :

1- l'Enfer du nuage noir (Koku.unsha); 2- l'Enfer des excréments (Funshidei); 3- l'Enfer des cinq fourches (Gosha); 4- l'Enfer de la faim (Kiga); 5- l'Enfer de la soif fulgurante (Shôkatsu); 6- l'Enfer des sanies (Nôketsu); 7- l'Enfer du chaudron (Ichidôfu); 8- l'Enfer des chaudrons (Tadôfu); 9- l'Enfer du mortier (Tetsugai); 10- l'Enfer des mesures (Kanryô); 11- l'Enfer du coq (Tori); 12- l'Enfer du fleuve de feu (Kaiga); 13- l'Enfer du hachoir (Shakusetsu); 14- l'Enfer des feuilles acérées (Kenyô); 15- l'Enfer des renards et des loups (Korô); 16- l'Enfer glacé (Kanpyô). Cependant seules les peintures inspirées par les enfers 1, 2, 6, 9, 10, 11 et 15 nous sont parvenues. Toutefois, les scènes sont montées selon un ordre qui ne correspond pas à celui du Kisekyô mais qui est le suivant : 2, 10, 9, 11, 1, 6 et 15. En outre, un fragment représentant l'enfer annexe Ichidôfu qui faisait autrefois partie de ce Rouleau des Enfers est conservé, de nos jours, aux Etats-Unis au Museum of Fine Arts de Boston. Par ailleurs, notons que la scène 7 qui représente l'Enfer des renards et des loups n'est pas inspirée par la description de ce lieu infernal dans le Kisekyô, mais par celle dans le sûtra Dairôtankyô qui mentionne une géhenne du nom de Rôyakan-Nairi.
Les textes qui précèdent les peintures commencent par : "Il existe encore un enfer annexe" et continuent par des passages tirés du Kisekyô expliquant quelles sont les mauvaises actions en ce bas monde qui ont entraîné les damnés à souffrir dans l'enfer figuré.
Les scènes montrent un tracé d'une grande souplesse et des couleurs variées dans des tonalités sombres.

L'ensemble révèle une atmosphère pesante, mais où l'on ressent cependant comme une impression de calme mystérieux. D'un point de vue iconographique, l'Enfer du mortier est à rapprocher de certaines peintures dites mikaeshi-e qui décorent les sûtra composant le Chûsonji-kyô. D'autre part, comme dans le cas de l'Enfer du coq, certaines scènes témoignent d'une forte influence de la Chine des Song. Comparé aux rouleaux qui composent ce qu'on a coutume d'appeler les Rouleaux des Six Voies, à savoir le Rouleau des Enfers (Jigoku-zôshi), le Rouleau des Enfers des Moines (Shamon-jigoku-zôshi), le Rouleau des Etres Affamés (Gaki-zôshi), les Peintures pour chasser les démons (Hekija-e) ou encore, par exemple, le Rouleau des Maladies (Yamai-no-sôshi), nous pouvons affirmer que ce rouleau est sans nul doute celui dont le style pictural est le plus remarquable.
L'ensemble appelé Rouleaux des Six Voies a été réalisé sous le règne de l'empereur Goshirakawa (1127-92) et il semblerait que les rouleaux qui nous sont parvenus aient fait partie de la collection impériale conservée au Rengeô.in.
A l'époque Meiji, ce rouleau était conservé à Tokyo, au temple Daishô.in, puis il fut acheté par la famille Hara avant d'être acquis par l'Etat. Ce Rouleau des Enfers tout comme le Rouleau des Enfers conservé au Musée National de Tokyo (ancienne collection du temple Anjû.in à Okayama) est une des œuvres les plus célèbres parmi les peintures des Six Voies.

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vendredi 27 novembre 2015

Utagawa Kuniyoshi / tiré du livret Hanagoya

Vol2 p6 HANAGOYA

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mercredi 25 novembre 2015

SHUNGA 春画について

春画 Les images du printemps.Elles font partie des estampes et presque tous les artiste d'Ukiyoe faisaient aussi des Ukiyoe érotiques voire pornographique : éternel débat ou les frontiéres entre les deux sont poreuses et glissantes.

Quoi qu'il en soit , s'agissant d'une part du Japon qui n'est pas aux prises avec la morale judéo chrétienne,

d'autre part de l'art de l'estampe qui est un art / artisanat quelque soit le sujet traité y compris des scénes de viol collectif

ou d'orgie comme en à traité Utagawa comme bien d'autres il s'agit bel et bien d'art et quel art.

Il réuni la sculpture sur bois, la gravure,la maitrise des couleurs et de la calligraphie.

Tout comme il était temps grand temps que le public français découvre Utagawa , il est grand temps que les japonais

redécouvre au grand jour les Shunga .

C'est à l'initiative d'un petit musée de Tokyo:le musée Eisei Bunko (http://www.eiseibunko.com/shunga/)

que l'estampe érotique japonaise reprends ses lettres de noblesses d'aprés un article de Phillipe Pons dans le monde daté du vendredi 20 novembre 2015.

La premiére exposition de Shunga au Japon!

Dans les shungas tout est traité sans aucuns tabou: les amours homosexuelles,le voyeurisme, le fantastique (des vagins-monstres-fantomes chez Utagawa Kuniyoshi ou encore des phalus géants errant dans les enfers bouddhistes...).

Les Shungas étaient une façon d'initier la jeune mariée .

Les estampes érotiques sont sorties de l'ombre avec ses deux grandes expositions Tokyoites(une gallerie de Ginza expose des livrets érotiques, Ukiyoés rassemblés en volume et en format poches).Organisés par la meme personne: Aki Ishigami historienne de l'art.

 

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lundi 23 novembre 2015

Utagawa Kuniyoshi 歌川 国芳 maitre de l'estampe Japonaise

Immersion dans le monde immense et varié de l'estampe Japonaise, l'ukiyoe, les images du monde flottant qui fascinent tant et depuis si longtemps tout en restant si peu connue.

Une ambition folle d'écrire un beau livre consacré à un des mes artistes japonais préféré puis abandon et après des années je m'y remet : Google, les sites consacrés...Et voilà que cette année on se résout enfin à faire connaître au grand public ce génie avec une exposition au petit palais.(http://www.petitpalais.paris.fr/fr/expositions/fantastique-kuniyoshi-le-demon-de-lestampe).

Une oeuvre immense qui nous fait voyager dans l'histoire et les légendes du Japon .

L'artiste aux dix-milles estampes est exposé jusqu'au 17 Janvier avec Odilon Redon et Goya dans le cadre d'une thématique autour du fantastique.Kuniyoshi à traité tous les sujets mais les légendes et les fantômes ont une place importante dans son oeuvre .

Aucun livre en français ne lui à été encore consacré à ma connaissance : il y 'a aujourd'hui le catalogue de l'exposition pour 39 euros (304 pages).Je n'ai jamais vu de livre mettant en valeur les estampes , les reproductions sont toujours pales .Je suis curieux de voir le catalogue du petit palais ainsi que les choix des oeuvres.

J'apprends l'existence de cette exposition au moment même ou je commence mes recherches sur l'oeuvre érotique de Kuniyoshi qui est beaucoup moins connue y compris au Japon ...

Heureusement il y a bien d'autres maîtres de l'estampe et de toutes les époque , à découvrir .Il y a quelques années c'était Hasui et ses estampes de paysages et de temples si caractéristique que le public français découvrais.

 

Sixty-nine Stations of the Kisokaidô Road

 

"69 Stations du Kisokaido"  quelle histoire derriere cette image ? Utagawa comme d'autres maitres d'estampe s'inspire des légendes des temps anciens.La Kisokaido reliait Edo l'actuelle Tokyo à Kyoto l'ancienne capitale.

 

 

 

 

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