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mardi 5 février 2019

Andre Malraux et le Japon

La rencontre de Malraux avec le Japon a réorienté plusieurs de ses réflexions sur l’art et les civilisations mais aussi sur la mort, la religion ou le sens du sacré.

Nos architectes ont rêvé leurs cathédrales commedes pierres d'éternité, ceux d'Ise ont rêvé la leur comme le plus grandiose des nuages.

Antimémoires

Le grand écrivain figure parmi ces rares intellectuelsfrançais intéressés, attirés voire troublés par ce pays lointain et complexe, cette « poignée de graines de millet éparpillées aux limites du monde » selon l'image des bouddhistes.

A peine André Malraux débarque-t-il à Kobe, le 7 octobre 1931, qu'il déclare aux nombreux journalistes japonais venus à sa rencontre : « C'est la volonté de connaître le véritable art du Japon et son profond état d'âme qui m'a porté jusqu'à votre pays.

 

 

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lundi 7 janvier 2019

Shuji Terayama

Traduit du japonais par Alain Colas & Yuriko Kaneda

C’est dans le quartier de Kabukicho, à Tokyo, que vivent les personnages de Terayama. Loin du zen d’un Tokyo propre et traditionnel de la littérature japonaise classique, l’univers de Terayama est celui de la fureur, de la saturation, de l’interlope, du crime, des corps crasseux, de la transgression déguisée en norme sociale.

Dans Devant mes yeux le désert, son seul livre jamais traduit en français au début des années 1970, l’éclat des néons du quartier rouge de Kabukicho jette une lumière crue sur des héros qui apparaissent dans leur nudité, leur nullité : garçon coiffeur bègue qui cherche dans la boxe une rédemption, salarymen s’adonnant au plaisir solitaire dans les cinémas érotiques de la capitale japonaise, prostituées exsangues aux mains des yakuzas. Tous obéissent à la nécessité de vivre dans le paysage chaotique d’une ville anarchique, dans ce désert de pierre où se multiplient pourtant les marques d’une civilisation profonde. Ici, l’obscénité est moins obscène que la souffrance et l’injustice.

« En écrivant, j’ai voulu vérifier le pouvoir qu’ont les mots du quotidien, les mots du langage le plus éculé, déboucher sur la métaphysique. Par un collage de fragments de chansons populaires, de termes sportifs, de dialectes, de citations romanesques ou poétiques, il me semblait possible d’entrevoir un autre monde. C’est un roman de la rue, de ses labyrinthes et ses ruelles interdites. »

 

Screenshot_2019-01-07 Terayama-Desert pdf

 

 

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『牡丹の囁き』/"The Peony's whisper" (teaser) from Vincent GUILBERT on Vimeo.

Le Murmure de la Pivoine

2016 | 65 min | couleur | 1.33:1 | japonais
stereo

"La caractéristique essentielle de l’image est sa présence."
Alain Robbe-Grillet

Détails d’un portrait d’Akira Naka à travers l’altérité de l’image et de la parole ; morcellement de la mémoire, fragmentation du temps, réminiscences de lieux, d’instants, de visages et de corps, lors d’un va-et-vient entre les souvenirs d’un enfant et les aspirations d’un quinquagénaire...

 

 

 

 

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samedi 23 septembre 2017

Suiten divinité bouddhique

Cette figure de Suiten (Varuna) fait partie de la série de peintures des Douze Divinités réalisée en 1127 pour être présentée en offrande lors du rituel ésotérique du Nouvel An appelé Goshichimi-no-Mishuhô [Rituel des Sept jours postérieurs] organisé tous les ans au pavillon bouddhiste Shingon-in du Palais Impérial. Divinité de l'eau, elle apparaît ici pleine de grâce, avec les traits clairs de son visage qui ressortent d'autant sur le fond sombre, tandis que les couleurs tendres de son habit ajoutent à l'impression de douceur et d'éclat. On remarquera notamment l'extrême minutie du travail de l'artiste pour représenter les textiles au niveau des genoux, soulignant les formes de lignes blanches estompées, selon la technique dite teriguma, et réalisant de délicats motifs avec de minuscules morceaux de feuilles d'or découpées (kirikane). Cette œuvre témoigne du raffinement décoratif caractéristique de l'âge d'or de la peinture bouddhique à la fin de l'époque Heian (784-1185).

Suiten

SUITEN

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lundi 31 octobre 2016

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jeudi 26 mai 2016

Joruri

 

Jōruri ; Tsubozakadera : Sawa shinai.

 

Divertissement populaire japonais apparu au XVIe s. sous forme de déclamation épique accompagnée du shamisen et qui, au XVIIe s., avec l'introduction de marionnettes illustrant le récit, évolua vers une forme dramatique, le nyngyo-joruri.
Chanté par Roshō Toyotake 1906-11-01

 

 

 

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jeudi 7 avril 2016

Chiemi Eri une mélancolie

La maison de disque Akuphéne fait revivre des chansons oubliées . Chiemi Eri est la premiére d'une série que j'espére longue.

D’un père musicien et d’une mère chanteuse, Chiemi Eri (1937-1982) baigne très tôt dans l’univers musical, et c’est adolescente qu’elle débute une carrière de chanteuse sur les bases militaires états-uniennes. Elle s’y fait connaître en interprétant de nombreux standards du répertoire musical états-unien d’après-guerre. A 14 ans, elle enregistre chez King Records Tennessee Waltz, lui assurant un succès immédiat, le premier d’une longue série.

Chiemi Eri est reconnue pour être l’une des chanteuses japonaises les plus populaires du 20e siècle, précisément de l’ère Shōwa (1926-1989) du nom de l’empereur japonais mieux connu sous le nom de Hirohito, sa dénomination occidentalisée. À la fois chanteuse et actrice, avec plus d’une cinquantaine de films à son actif, sans compter ses rôles au théâtre, elle a marqué avec Izumi Yukimura et Hibari Misora, chanteuses et actrices également, le paysage culturel japonais de l’après-guerre.

 

http://akuphone.com/catalog/2NtSfHMN

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mercredi 6 avril 2016

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samedi 28 novembre 2015

Les enfers Bouddhiques rouleau 1 musée national de Nara

 

lesEnfers

 

Capture d’écran 2015-11-27 à 21

Enfer detail

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce rouleau illustré est constitué d'un groupe de six peintures précédées d'un texte (kotobagaki) et d'une peinture .

Le thème est celui des souffrances dans les seize enfers annexes décrits dans le Kisekyô, un sûtra traduit à l'époque  Sui (589-618) par le moine Janakutta.

Dans le bouddhisme, il y a huit grands enfers brûlants et  seize petits enfers associés.

Les seize enfers annexes mentionnés dans le Kisekyô sont les suivants :

1- l'Enfer du nuage noir (Koku.unsha); 2- l'Enfer des excréments (Funshidei); 3- l'Enfer des cinq fourches (Gosha); 4- l'Enfer de la faim (Kiga); 5- l'Enfer de la soif fulgurante (Shôkatsu); 6- l'Enfer des sanies (Nôketsu); 7- l'Enfer du chaudron (Ichidôfu); 8- l'Enfer des chaudrons (Tadôfu); 9- l'Enfer du mortier (Tetsugai); 10- l'Enfer des mesures (Kanryô); 11- l'Enfer du coq (Tori); 12- l'Enfer du fleuve de feu (Kaiga); 13- l'Enfer du hachoir (Shakusetsu); 14- l'Enfer des feuilles acérées (Kenyô); 15- l'Enfer des renards et des loups (Korô); 16- l'Enfer glacé (Kanpyô). Cependant seules les peintures inspirées par les enfers 1, 2, 6, 9, 10, 11 et 15 nous sont parvenues. Toutefois, les scènes sont montées selon un ordre qui ne correspond pas à celui du Kisekyô mais qui est le suivant : 2, 10, 9, 11, 1, 6 et 15. En outre, un fragment représentant l'enfer annexe Ichidôfu qui faisait autrefois partie de ce Rouleau des Enfers est conservé, de nos jours, aux Etats-Unis au Museum of Fine Arts de Boston. Par ailleurs, notons que la scène 7 qui représente l'Enfer des renards et des loups n'est pas inspirée par la description de ce lieu infernal dans le Kisekyô, mais par celle dans le sûtra Dairôtankyô qui mentionne une géhenne du nom de Rôyakan-Nairi.
Les textes qui précèdent les peintures commencent par : "Il existe encore un enfer annexe" et continuent par des passages tirés du Kisekyô expliquant quelles sont les mauvaises actions en ce bas monde qui ont entraîné les damnés à souffrir dans l'enfer figuré.
Les scènes montrent un tracé d'une grande souplesse et des couleurs variées dans des tonalités sombres.

L'ensemble révèle une atmosphère pesante, mais où l'on ressent cependant comme une impression de calme mystérieux. D'un point de vue iconographique, l'Enfer du mortier est à rapprocher de certaines peintures dites mikaeshi-e qui décorent les sûtra composant le Chûsonji-kyô. D'autre part, comme dans le cas de l'Enfer du coq, certaines scènes témoignent d'une forte influence de la Chine des Song. Comparé aux rouleaux qui composent ce qu'on a coutume d'appeler les Rouleaux des Six Voies, à savoir le Rouleau des Enfers (Jigoku-zôshi), le Rouleau des Enfers des Moines (Shamon-jigoku-zôshi), le Rouleau des Etres Affamés (Gaki-zôshi), les Peintures pour chasser les démons (Hekija-e) ou encore, par exemple, le Rouleau des Maladies (Yamai-no-sôshi), nous pouvons affirmer que ce rouleau est sans nul doute celui dont le style pictural est le plus remarquable.
L'ensemble appelé Rouleaux des Six Voies a été réalisé sous le règne de l'empereur Goshirakawa (1127-92) et il semblerait que les rouleaux qui nous sont parvenus aient fait partie de la collection impériale conservée au Rengeô.in.
A l'époque Meiji, ce rouleau était conservé à Tokyo, au temple Daishô.in, puis il fut acheté par la famille Hara avant d'être acquis par l'Etat. Ce Rouleau des Enfers tout comme le Rouleau des Enfers conservé au Musée National de Tokyo (ancienne collection du temple Anjû.in à Okayama) est une des œuvres les plus célèbres parmi les peintures des Six Voies.

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vendredi 27 novembre 2015

Utagawa Kuniyoshi / tiré du livret Hanagoya

Vol2 p6 HANAGOYA

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